Entretien avec Samuel Aligand
– E : Samuel, de quoi parle ton travail ?
– S : Mon travail explore la relation entre l’image, le mouvement et le temps. Je m’intéresse à la manière dont une image peut se transformer, se répéter ou se décomposer. J’utilise différents supports, du dessin à l’animation, pour interroger notre perception visuelle.
– E : Pourquoi tu te promènes souvent dans la nature ?
– S : La marche fait partie de mon processus de création. Elle me permet de prendre le temps d’observer, de réfléchir et de me laisser inspirer par les paysages, les formes et les matières qui m’entourent.
– E : Pourquoi tu ramasses des objets dans la forêt ?
– S : Les éléments que je trouve dans la nature, comme des pierres, du bois ou d’autres matériaux, deviennent des sources d’inspiration. Ils me permettent de créer des images et des formes à partir du réel.
– E : Qu’est-ce que tu gagnes avec ton travail artistique ?
– S : Je gagne surtout une liberté d’expression. L’art me permet d’explorer mes idées, de partager ma vision du monde et de créer des expériences visuelles pour le public.
– E : Être artiste, c’est comme un travail normal ?
– S : Être artiste, c’est avant tout garder une part d’enfance. C’est continuer à jouer, à expérimenter, à être curieux. Ce n’est pas un travail comme les autres, car on cherche sans cesse, on teste, on se trompe, on recommence. C’est cette liberté et cette créativité qui rendent ce métier unique.
– E : Quel est le lien entre ton travail et le mapping vidéo ?
– S : Le mapping me permet de faire sortir l’image de l’écran et de la projeter sur l’architecture. Les bâtiments deviennent alors des supports vivants, transformés par la lumière, le mouvement et les formes projetées.
– E : Que souhaites-tu transmettre au public ?
– S : J’aimerais que le public prenne le temps d’observer, de ressentir et de se laisser porter par les images. Mon travail invite à une expérience visuelle, entre réalité et abstraction.
Samuel Aligand est un artiste plasticien français né en 1979, formé à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy (DNSEP, 2003) et basé aujourd’hui en région parisienne (Aubervilliers / Gennevilliers).
Son travail explore la transformation de matériaux du quotidien, en particulier les matières plastiques, qu’il chauffe, déforme et façonne pour révéler des formes surprenantes, organiques et colorées — souvent entre sculpture et peinture.
À travers des procédés expérimentaux, ses œuvres invitent à découvrir comment la matière se façonne, se libère et raconte des histoires visuelles puissantes, offrant aux regards jeunes et adultes une approche originale de la création artistique contemporaine.
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